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Films et séries criminels

L'histoire vraie derrière... le film "L'étrangleur de Boston"

Keira Knightley dans "L'étrangleur de Boston" de Matt Ruskin.

Keira Knightley dans "L'étrangleur de Boston" de Matt Ruskin. - Disney +

Le film avec Keira Knightley, diffusé sur Disney+ depuis ce mois de mars, s'inspire de la traque d'un véritable tueur en série.

Deux journalistes sur la trace d'un serial killer qui s'en prend aux femmes dans la ville de Boston: c'est l'intrigue au cœur du nouveau film de Matt Ruskin, L'Etrangleur de Boston, diffusé depuis ce mois de mars sur Disney + et produit par Ridley Scott. Un long-métrage d'autant plus fascinant qu'il s'inspire de faits réels.

Direction Boston au début des années 1960. Entre 1962 et 1964, 13 femmes sont étranglées par un mystérieux tueur. Chaque fois, les victimes sont retrouvées mortes avec un bas de nylon autour du cou. Certaines d'entre elles ont subi des agressions sexuelles.

Un détail attire immédiatement l'attention des enquêteurs: il n'y a aucune trace d'effraction dans les appartements, signe que les victimes connaissaient peut-être leur agresseur ou lui ont du moins ouvert leur porte sans se méfier.

Deux journalistes mènent l'enquête

Alors que l'enquête démarre, les policiers n'ont aucune idée de l'identité de l'homme qui sévit. Rapidement, il est surnommé "l'étrangleur fou de Boston" par les médias et le grand public. Mais ce dernier s'attaque également à des femmes dans d'autres villes du Massachussetts, rendant les investigations encore plus complexes.

Dans le film réalisé par Matt Ruskin, Keira Knightley et Carrie Coon incarnent pour leur part deux journalistes du Record American, Loretta McLaughlin et Jean Cole, sur les traces du fameux meurtrier. En parallèle de leur enquête, elles rédigent une série d'articles consacrés à l'étrangleur de Boston après être parvenues à établir des liens entre les différents meurtres.

Des aveux en 1964, mais une part de mystère

Tout bascule en octobre 1964. Alors que l'individu parvient à s'introduire chez une nouvelle femme en se faisant passer pour un détective, il prend la fuite après s'être excusé de l'avoir agressée sexuellement et sans l'avoir tuée. Grâce au témoignage de celle-ci, un portrait-robot est établi et diffusé, menant finalement à l'arrestation d'un certain Albert DeSalvo.

Interpellé, cet ouvrier finit par passer aux aveux et est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1967. Cependant, il existe encore des doutes sur son implication dans la totalité des 13 meurtres: en effet, d'après des analyses ADN réalisées en 2013, Albert De Salvo est relié seulement au dernier meurtre de la série. Aucune preuve matérielle n'existe pour établir scientifiquement sa culpabilité dans les 12 autres crimes.

Par ailleurs, avant ces nouveaux résultats, plusieurs auteurs et experts n'ont cessé d'affirmer que l'étrangleur de Boston ne pouvait pas être un unique tueur. Aujourd'hui, une part de mystère plane donc toujours sur cette affaire qui a défrayé la chronique il y a une soixantaine d'années.

Elisa Fernandez